Nous ne parvenons pas tous à rêver. Du moins, à nous souvenir de nos rêves. Mais nous avons tous la capacité cognitive de créer ces songes. Peut-être n’avez-vous jamais pu vous souvenir d’un de vos rêves ? Peut-être est-ce un lointain souvenir de votre enfance ? Ou bien font-ils un passage éphémère lors d’évènements marquant ? Quoi qu’il en soit, le rêve est un outil puissant de créativité. Profitons-en !


Le fonctionnement des rêves

Qu’est-ce que le rêve ?

Ce que nous appelons des “rêves” sont des images projetées et visualisées par notre cerveau lors du sommeil profond. En effet, ce sommeil absolu engendre une activité neuronale forte, proche de celle de notre état de veille. C’est un stade où nous produisons des fréquences neuronales appelées “Fréquences Delta” ou “Vagues longues de sommeil” (Slow-wave sleep/SWS). Caractérisés par des courbes très amples et larges, ces oscillation de 0,5 à 2 (voire 3 ou 4) hertz sont associées à la phase de sommeil paradoxal. Cependant, nos rêves se produisent lorsque les fréquences sont légèrement plus basses et courtes : les vagues Theta. Ces dernières représente un sommeil pré-paradoxal où notre conscience ressurgie légèrement.

Que nous apportent ces songes ?

Certains chercheurs pensent que les rêves sont la résultante d’un “rangement” et d’un “classement” des images, des acquis de la mémoire et des vécus pendant le sommeil paradoxal qui émergent lors de la phase pré-paradoxale. D’où l’importance de préparer et d’optimiser ce cycle de sommeil, qui a été décrété comme le seul réellement réparateur et rétablisseur.

Pour nous, créatifs et créateurs : ce sont un moyen parfait pour générer de nouvelles idées ! En effet, certains rêves peuvent très réalistes : des flashbacks améliorés de certains évènements ou une prédiction probable, pessimiste ou optimiste, de notre futur. Mais d’autres partent dans des confins fantastiques et totalement imaginaires.C’est un véritable mix de notre vécu et de notre inconscient qui projette des images “hybrides” et fantasques.


Développer sa capacité d’imaginaire par le rêve

Le pouvoir de l’art sur la créativité

Lorsque nous manquons de créativité ou d’idées (depuis toujours ou temporairement), nous pouvons nous aider de notre inconscient et subconscient en construisant une période de forte créativité. Ceci, grâce à l’apparition de rêves “hybrides” mélangeant réalisme et imagination. Pour cela, la veille, et surtout la soirée, se doit être une mine d’inspiration et être un moment “off”. L’inspiration et la créativité sont largement récupérées et stockées de manière inconsciente par le cerveau via le cinéma, les jeux-vidéos, les séries, les bandes dessinées, les dessins animés, les animes … Plutôt geek et orienté science-fiction ou fantastique ? Parfait : vous êtes le plus propices à recevoir de la créativité de la part de votre cerveau via vos rêves !

S’endormir avec les bonnes images

Et si nous nous laissions du temps, quotidiennement, pour regarder un bon film, deux épisodes d’une super série, jouer aux jeux-vidéos, aller au cinéma, lire une bande-dessinée et encore plus ? Ce sont des moments passifs à “consommer” en tant que spectateur, juste avant d’aller vous coucher ou même juste avant une sieste, où des micro-songes peuvent resurgir.

Ces instants “off” sont un parfait moment de production créative. En effet, les stimulus réguliers de ces différents arts visuels vont accroître l’inspiration par la visualisation. Et si vous êtes fan de bandes-dessinées et de livres illustrés : c’est parfait pour votre tâche pré-coucher (Les écrans rétroéclairés étant des perturbateurs de production des l’hormone du sommeil : la mélatonine), juste après avoir réalisé votre planning du lendemain.


Comment le rêve développe la créativité ?

Alterner entre consommation passive et actions créatives

Lorsque j’avais autour de 10 ans, j’étais entourée de bandes-dessinées, de mangas, d’animes, de films divers et de jeux-vidéos allant du médiéval-mystique à la science-fiction, en passant par le fantastique. Parallèlement, cette période a été la plus créative de toute ma jeune vie. Et je produisais des rêves capable d’être adaptés en films et en séries. Mais il est vrai que j’avais mis de mon côté un autre atout pour développer ma créativité : le dessin.

A cette époque j’avais une passion débordante pour les arts graphiques, mais surtout le dessin papier. Je consommais des livres pour apprendre à dessiner, des coloriages plus ou moins avancés et des “sketchbook” à redessiner pour la compréhension visuelle. Je reproduisais des personnages ou des créatures déjà existantes en premier lieu, des images et des histoires que j’avais consommé passivement. 

Entre spectateur de l’imaginaire et créateur de son propre univers

Puis, en raison d’une limite ennuyante face à la simple reproduction, j’ai commencé à modifier cet existant pour l’adapter à mon monde, à ce que j’aurais aimé être ou devenir. C’est à ce moment là où j’ai commencé à devenir créatrice de mon univers : être imaginative et active.

En étant spectatrice de toutes ces images et ces univers divers et variés (la diversification des histoires et des décors est essentiel pour réaliser son propre “mix” artistique et créatif), j’ai pu matérialiser et mélanger toutes les caractéristiques ayant eu un impact émotionnel sur ma personne. J’en ai fini par inventer des mondes entre le réel, le virtuel et l’imaginaire des autres et le mien.


Préparer son cerveau à développer sa créativité

La production de rêves comme générateurs d’idées créatives et innovantes passe par une préparation en amont du sommeil. La qualité de l’endormissement et des cycles de repos possède leur lot de développement de songes créatifs, et surtout, dont nous nous souvenons. Ne pas rêver reste très rare et issus de défaillances comme les AVC qui bloquent certaines connexions neuronales. Cependant bon nombres d’entre nous ne nous en souvenons pas. Cela peut-être dû à une mauvaise qualité de sommeil matérialisé par des cycles de sommeil paradoxal trop courts (moins de 90 minutes) et perturbés, souvent diagnostiqués chez les personnes hyperactives ou angoissées. A contrario, ce peut être des endormissement trop brusques, comme chez les narcoleptiques, ou dans un environnement trop bruyant.

Lorsque certain-e-s entrepreneur-e-s réduisent leur temps de sommeil pour travailler, faites l’exact opposés en sauvegardant du temps pour vous préparer au sommeil et développer ce temps de repos comme un pic de créativité productif ! 


Cet article est une extension du Grand Manuel du Planning de Travail Autonome, disponible en version digitale.


Pour en savoir plus sur les rêves :

“What Are Brainwaves ?” | Brainworks Neurotherapy
“Dreams: Why do we dream ?” | Hannah Nichols pour Medical News Today